Livre de chevet : Fuck America (Hilsenrath)

0

Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 09-02-2011

Mots-clefs :,

Capture fuck america Hilsenrath l'OVNI de la Shoah !!!

Waw Edgar Hilsenrath est un auteur étrange. Très étrange

Fuck America ne vous laissera pas indifférent. Soit vous allez aimer, soit vous allez le détester.

Je vous le dis tout de go, j'ai aimé.

Pourquoi ?

Ben pourquoi ?

Et bien, je ne sais pas trop.

C'est assez indéfinissable. Vraiment.

Cet auteur est fou.

Sachez-le. Prenez de la distance. Le début comme la fin étonne. Aucun lien, aucun happy end, une transition non linéaire ente le prologue déroutant et la conclusion (qui n'en est pas une) grandiose.

Il m'a fallu du temps pour avaler, gamberger, assimiler l'aura de cette oeuvre.

Car Hilsenrath déconcerte.

Alors l'histoire ? En gros :

C'est Jacob Bronsky qui débarque aux United States of America en 1952.
13 ans plus tôt, en 1938, son père, Nathan, avait demandé l'asile politique, sentant qu'il était temps pour sa famille de changer d'air.
Malgré toutes ses lettres d'implorations, le quota américain d'immigration  leur permit de vivre la Shoah.
Il ne faisait pas bon être juif en ces temps. Merci le consul général.

Donc 13 ans plus tard, leur demande de visa est acceptée et les voilà enfin sur le nouveau continent "sans éclats dans les yeux".

Le rabbin réfléchit un moment. Puis il dit:
" Personne ne peut perdre son âme."
" Pourtant, c'est ce qui nous est arrivé", dit Nathan Bronsky.
" C'est juste une impression", dit le rabbin.
" Nos yeux n'ont plus d'éclats", dit Nathan Bronsky.
" C'est vrai", dit le rabbin.
" Nous avons perdu nos âmes."
" Non", dit le rabbin. "Vous n'avez perdu que l'éclat."

On pense alors que tout va aller. Mais non. Pas facile de vivre avec tant de mauvais souvenirs. Pas facile de passer d'entrepreneur reconnu dans son pays à ouvrier dans un pays étranger. Pas facile tout ça.

Alors Jacob va grandir, sa famille va éclater et le rêve américain est bien loin.

De petits boulots, en très petits boulots. De putes en prostituées. D'arnaques en bonnes idées, la vie de Jacob Bronsky n'a que peu d'éclat.

Jusqu'au jour où il décide, sans sous ou presque, d'écrire un livre sur le ghetto juif, contre la violence et la barbarie, qu'il nomme "LE BRANLEUR" !!!

On le suit donc, dans sa survie physique et sa lutte psychologique. Et c'est bon, et c'est fort.

Edgar Hilsenrath joue avec les mots, les répétitions, et nous habitue à un style qu'on ne connaissait pas.
Direct, franc, cru, au poing.
 

ET
MAINTENANT
JE VAIS ENFIN
VOUS ENCULER.
" Mais vous n'avez pas encore vu mon cul !"
" C'est vrai."
" Parce que je le cache derrière le bureau ?"
" Très juste."

Hilsenrath nous livre d'une façon inattendue l'histoire des" 6 millions" et ceux aussi qui ont survécu.

Merci Monsieur Hilsenrath.

à lire absolument

PS : Le premier chapitre de son autre roman  " Le Nazi et le Barbier"  vous est offert à la fin du roman (la version poche en tout cas). Il semble aussi fou, aussi déjanté !!!

Livres de chevet: Le Premier Jour / La Première Nuit (Levy)

0

Publié par gaelle | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 01-02-2011

Mots-clefs :, ,

collage LevyDeux romans sur le grill pour le prix d'un!

Effectivement, mieux vaut en parler d'un seul coup, pas la peine de s'attarder trop longtemps sur ces bouquins…

Par où commencer? Bon, déjà, je dois dire que je ne suis pas, mais alors pas du tout fan de Marc Lévy. J'ai lu Et si c'était vrai…, qui, c'était vrai (!), était pas mal du tout. Alors j'ai lu la suite, qui était, pour le coup, complètement sans intérêt. J'ai quand même voulu parfaire mon opinion avec un troisième roman, que je n'ai même pas pu finir tellement c'était ennuyeux et cul-cul la praline… D'ailleurs je ne me souviens plus du titre. Alors voilà, je me suis arrêtée à l'étiquette "écrivain à l'eau de rose qui sort un livre par an pour faire son beurre sur le dos de la ménagère de moins de 50 ans".

Mais, comme y a que les cons qui ne changent pas d'avis, quand j'ai vu ces deux romans en poche, je me suis dit "allez, pourquoi pas?". C'est vrai qu'il nous les a bien vendu, quand on lit le quatrième-de-couverture: une super histoire d'amour et d'aventures entre un astrophysicien et une archéologue qui va les mener aux quatre coins du globe. Ca promet! Pour vous dire en gros de quoi il ressort, cette fameuse archéologue (Keira) se trouve par hasard en possession d'un objet bizarre aux propriétés extraordinaires. Poussée par un vieux professeur africain, plus marabout que professeur, d'ailleurs, elle se lance à la quête d'objets similaires, car le tout forme en fait une sorte de puzzle qui révélerait "un monde parfait"… Et voilà tout ce qu'il y a à savoir, le reste n'est que pur "brodage" pour tenir le lecteur en haleine pendant… 1000 pages! Trop malin, ce Lévy, d'avoir coupé son histoire en deux pour vendre encore plus! J'aurais fait mieux en un seul volume mais bon…

L'aspect positif de cette histoire s'avère se transformer, au fil de la lecture, en aspect négatif. C'est vrai, au début, on a l'impression de se retrouver dans un Dan Brown, genre le Da Vinci Code, ça a l'air cool comme histoire, et ça donne envie de savoir où tout ça va bien pouvoir mener nos deux tourtereaux. Sauf qu'au bout d'un moment, on se rend compte qu'on est plutôt dans un mauvais Dan Brown, genre Le Symbole Perdu, où on sent qu'on va se dire à la fin "tout ça pour ça???", et entre les deux, beaucoup d'incohérences nous interpellent. Par exemple, les 2 personnages sont sans emploi mais ils font le tour du monde en permanence! Et hop, un saut en Chine, puis en Grèce, puis en Ethiopie, puis Paris, Londres et pourquoi pas la Russie! Dans le monde de Marc Lévy, les billets d'avion ne coûtent pas les yeux de la tête, non! Quant aux personnages, j'ai toujours eu du mal à m'identifier ou m'attacher à eux, peu importe de quel roman on parle, pourvu que ce soit un Lévy, et là j'ai ressenti exactement la même chose. Trop polissés, trop prévisibles, peu de profondeur, bref, j'accroche pas.

Malgré tout, j'ai tenu bon jusqu'à la fin et j'ai lu ces deux romans assez vite car il me tardait de connaitre la fin, somme toute pas trop mal, mais qui aurait pu être mille fois mieux. Je retiens surtout l'aventure assez invraisemblable que les héros ont vécu plutôt que leur histoire d'amour, trop parfaite pour être vraie à mes yeux (ils se perdent de vue et se retrouvent comme par miracle 15 ans après!), et tout compte fait, ces deux tomes font l'affaire si vous avez du temps à tuer dans les transports en commun ou les salles d'attente.

à lire sans plus

Livre de chevet : Queue de Poisson (Hiaasen)

0

Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 11-01-2011

Mots-clefs :, , ,

couverture de queue de poisson de carl hiassen

Survival Jump…où comment niquer son putain de mari à la con !

Queue de Poisson est le deuxième roman de Carl Hiaasen que nous lisons. Gaelle vous a déjà critiqué Croco-Deal.

A mon tour de faire passer à la casserole une belle sirène et un vieux merlan.

La belle sirène c'est Joey Perrone, riche millionnaire (heritage de ses parents) et le merlan, Chaz son abruti de mari volage.

Ils s'en vont faire une croisière au large de la Floride.

Love Boat, vous croyez ? Vont -ils passer tout leur temps dans la cabine ?

 

" En Avant toute !!!"

" Capitaine, un gros Iceberg s'approche de mes côtes !!"

"Moussaillons, garde à vous !!!"

Et ben non ! Malheureusement la belle Joey ne sait pas pourquoi, elle est tombé amoureuse de ce goujat et encore moins pourquoi elle s'est marié. A part le sexe. Car Chaz est un chaud de la bite. Vraiment.

Alors les voilà tous les deux sur l'ocean, l'un passant son temps à jouer au golf, à mater les nanas, et l'autre à se faire chier. Bon, bon, bon.

Que font-ils ensemble sur ce bateau ? Et bien Chaz a tout planifié. Il veut tuer sa femme. Wawawawa ça fait peur … Il la balance donc à la baille.

Malheureusement pour lui, il est con-con, looser, un vrai nul. Sa femme va survivre, rencontrer un beau Robinson Crusoé et finir par comploter sa vengeance.

Chaz va devenir de plus en plus con-con et même si la raison de cette tentative de meurtre n'est pas terrible terrible (c'est pourtant important,non?), la bétise même de ce chaud lapin nous tient accrochée à ce bouquin.

Le tout se passe en Floride et beaucoup dans les Everglades. On apprend des trucs au passage sur les problèmes écolo de cette réserve nationale.

Alors si vous voulez passer du bon temps, ce livre est pour vous. Il faut aimer les personnages un peu déjantés. Moi, j'adore :)

 

livre à lire

 

 

 

Livre de chevet : Un lieu incertain (Vargas)

0

Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 29-11-2010

Mots-clefs :, ,

un lieu incertain fred vargas  Twilight versus Evil Dead :

Waw, ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre de Fred Vargas, la chercheuse en histoire et archéologie la plus "policière" de France.

Ok elle écrit sous un pseudonyme et alors ? D'un point de vue marketing Raymonde LeBlanc, ça le faisait pas.

Dans ce nouvel opus, Vargas va loin, très loin dans les contes et peurs de l'Europe de l'Est. Un peu trop, diront certains.

Et alors ? La bête du Gévaudan, Jacko l'éventreur, Human Bomb, la Guerre en Irak, ça vous choque moins, non ?

Je prends donc sa défense. Fred Vargas, t'es bonne ! Tu sais?

 

Alors l'histoire ?

Adamsberg, son commissaire héros visionnaire (divisionnaire?) est de service.
Après un petit tour sous le Channel, le voilà à Londres devant l'entrée d'un cimetière plantée d'une dizaine de pieds, oui de pieds coupés, et de leurs chaussures.
Il nous faudra un paquet de temps et de pages avant de comprendre le pourquoi du comment de ce joyeux bordel.

Ensuite de retour au bercail, rien de moins qu'un cadavre explosé (écrasé, émietté, réduit en bouillie) dans un pavillon de la région parisienne, pour attiser la curiosité de l'équipe de la PJ de Panam, et retrouver dans ses vieux cartons la K7 vidéo d'Evil Dead qu'on se mattait les soirs d'hiver avec les potes.

Waw, Evil Dead version Vargas. Top. Les détails de la mort de ce pauvre vieillard sont excitants. Waw. J'ai peur.

Ensuite rien ne va pour le commissaire. Traitrise au sein de son équipe. Hallali de ses supérieurs hiérarchiques. Fuite d'un suspect. Retour d'un fils venu du fin fond de ses couilles de 20 ans. Naissance d'une chatte. Séance magiques d'ostéopathie. Enquête au pays des vampires.

Waw, Vargas versus Twilight. Et on se plonge dans les histoires de petits patelins serbes, quand l'arrière-arrière-arrière grand papa sucait (le coquin) les jeunes femmes et les jeunes hommes (très coquin).

Comment Vargas va se tirer de tout ça ? Comment Adamsberg va sauver l'enquête et sa carrière ?

Vous le saurez en lisant ce très sympathique bouquin.

Allez, je récupère ma gousse d'ail (autre petit nom de Gaëlle) et je m'en vais au pieu (oh la coquine).

livre à lire

Livre de chevet : Le Festival de la Couille (Palahniuk)

4

Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 24-11-2010

Mots-clefs :, , , ,

festival de la couille  Des couilles, vous en avez ou pas ?

  Pourquoi cette joyeuse question ? Car mesdames, ce festival de la couille n'est peut etre pas fait pour vous. Que vous les aimiez ou pas, que vous soyez folles de ces poches procréatrices … là n'est pas le problème. En effet, ce recueil de folles histoires américaines est légèrement bourré de testostérone.

Matez moi la première de couverture. Vous le sentez ce sentiment qui vous remonte le long de la colonne spinale ?

Et bien ça fait un peu pareil à la fin de la lecture du bouquin. Surtout si vous le lisez d'une traite.

Un truc bizarre, qu'on a du mal à définir. Mais pas désagréable pourtant.

L'auteur Chuck Palahniuk, ne vous est pas inconnu. J'en suis sur. Moi même, je le connaissais sans le savoir.
Chuck Palahniuk (20 points compte triple), est l'auteur du livre "Fight Club". Alors j'avais pas raison ?

Revenons à nos moutons : Vous en avez alors entre les jambes ?

Ce livre est composé de 23 récits découpés en trois parties :Ensemble, Portrait et Seul.

J'ai vraiment adoré dans l'ensemble la première et troisième partie. Celle du milieu, Portrait, m'a moins emballé.

Qu'est ce qu'il raconte de beau dans ces 23  histoires vraies. Vraies, juré-craché.

Tout d'abord ça commence bien : une joyeuse partie de cul dans "Le festival de la couille".
Ensuite, entre interview de Marilyn Manson (sympa d'ailleurs), combats de moissonneuses batteuses, une virée en SNLE (sous marin nucléaire lance engins), les rêves et constructions des batisseurs de chateaux, et puis la vie étonnante de l'auteur, on en a pour notre argent.

Ca part dans tous les sens, et c'est bien.
Ok c'est des histoires de mecs mais c'est bien ecrit.
 

Alors les gars, allez-y.

Les nanas, si vous voulez nous comprendre davantage, cerner l'indécelable chez votre conjoint, souffler la flamme, rangez vos progestérones au placard et lancez vous dans l'aventure.

livre à lire

Livre de chevet: La valse lente des tortues (Pancol) #2

0

Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 25-10-2010

Mots-clefs :, ,

la valse lente des tortues

Danse, danse petite tortue !

Afin de contrer la critique fumeuse de Gaelle et de tous ceux qui ont eu l'audace de critiquer le précédent livre de Madame Pancol, je vous propose mes points de vues sur la Valse Lente des Tortues.

Mais il y a un problème. Je ne me souviens plus trop de l'histoire !

En effet je l'ai lu il y a plus de 5 mois et ma mémoire perfectible fait la grève du reminding !

Ben ouais … J'en vois qui sourient !!!

C'est pas très joli, joli de se moquer …

" Hey Man, tu nous propose une critique mais tu ne te souviens plus de l'histoire ? T'es Zarb Man !'

Oh,oh jeune Padawan, ce n'est pas parce qu'on ne connait pas par coeur la recette du bouillon d'Awara, qu'on n'est pas capable de l'apprécier à sa juste valeur, non ?

Je me souviens de deux, trois bricoles et surtout, je me souviens de ce que j'ai ressenti en fermant pour de bon ce bouquin.

Allons-y:

L'histoire des crocodiles m'avait laissé froid comme de la glace. Dur comme du marbre.
Pas aimé.

Je ne vous dis pas comment j'avais vachement envie de lire le second. Gaelle m'a forcé. Dur!

Alors je m'y suis mis, et je n'ai pas été déçu. Ces tortues ne sont pas si lentes que ça. Elles sont dures et vigoureuses.

On s'amuse à suivre les petites histoires de l'héroine et de son ami, le serial-killer ( je vous l'ai dit ? ), qui habite dans son immeuble.

Je me suis plu à contempler la lente déchéance de sa conne de soeur qui se fera assassiner par le méchant Monsieur ( pas possible j'ai tout dit !!!! désolé ! Spoiler ).

On a donc 1000000 fois plus d'actions que dans le premier opus. Tant mieux.

Merci Madame P.

livre à lire

Livre de chevet: La Ballade de l’Impossible (Murakami) #2

0

Publié par gaelle | Classé dans Critiques, Foukenn, Livre | Publié le 23-10-2010

Mots-clefs :, ,

haruki murakami balade de l'impossible

Après la critique de Nico, voici la mienne!

Bon, j'avoue, je dois dire que je m'attendais à un peu mieux. La critique de Nico m'a vraiment donné envie (et j'avais déjà envie avant…) mais je ne serai pas si enthousiaste que lui.

Effectivement, Haruki Murakami nous plonge ici dans une relation amoureuse hyper troublante qui démarre sur fond de suicide (oops, ça commence bien). Deux adolescents un peu perdus découvrent l'amour, le vrai, qui vous chamboule et vous marque à vie. La tension érotique du roman est tout simplement bouleversante de beauté et de vérité, ce qui donne un côté très esthétique à l'histoire.

Le souci, c'est qu'on arrive facilement à deviner la fin de l'histoire, pas de surprise de ce côté là (enfin si! Le choix du héros de se laisser aller avec une certaine femme à la fin m'a particulièrement étonnée, j'en étais presque déçue!). J'ai également été un peu déçue de ne pas en savoir plus sur la fameuse Naoko: pourquoi est-elle perturbée? Un petit-ami qui se suicide et une relation glaciale avec sa mère ne suffit pas, à mon sens, à justifier ses troubles, aussi graves soient-ils.

Cependant, il est vrai qu'à la lecture de ce livre, se dégage un parfum mélancolique particulièrement entêtant. Murakami sait décrire de manière saisissante chaque petit détail qui fait d'un moment banal un instant unique. Son écriture parfois emprunte de poésie est agréable, comme une petite musique. Il parvient à dépeindre avec grâce l'adolescence perdue.

Si vous aimez les romans japonais ou les histoires d'amours compliquées (qui finissent mal en général), je vous le conseille. 

livre à lire

Livre de chevet : Kafka sur le rivage (Haruki Murakami)

0

Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 20-10-2010

Mots-clefs :, ,

kafka sur le rivage

Kafka sur le rivage … et moi aussi pour le même prix !

Bon, bon ,bon, bon, je ne vous présente plus Haruki Murakami, auteur japonais qui m'avait fait rêvé avec la ballade de l'impossible.

Par contre je peux vous parler de la couverture de ce livre. Le petit chat, les petits poissons rouges … tout est là. Etrange, bizarre. Comme Murakami, allez vous me dire. Oui, ok. Mais celui là c'est un peu la sangsue qui suce sa voisine …

J'ai du mal à vous en parler.

On suit l'histoire de Kafka Tamura qui a changé de nom car il a décidé de fuguer. De Nakata qui parle aux chats, fait pleuvoir des poissons … qui a tué le papa de Kafka en pensant que c'etait Johnny Walker.

On apprend que pendant la guerre, dans les montagnes, des enfants sont tous soudainement tombés inanimés, pour se reveiller quelques heures plus tard … sauf un enfant qui est resté dans le coma (Nakata ?).

On apprend qu'une femme (la mère de Kafka?) s'ennuie de la vie depuis la mort de son grand amour et tient une bibliothèque.

On apprend, qu'on n'en saura jamais plus que ce qu'il veut nous faire lire. Tout va dans tous les sens.

C'est rigolo :)

NON ! C'est pas rigolo !!! OK pour la fantaisie, le réel, le virtuel, le rêve, la réalité. OK

Mais sans faire une explication de texte, sans faire un joli coup de philo, de pseudo-intello, de " tu vois ce livre, c'est un peu la métaphore de l'ennui, de la solitude …", je trouve, et c'est mon point de vue, que M. Murakami s'est un peu perdu, lui-même dans la forêt de son livre.

C'est bien beau les images, les métaphores, mais mon coco, quand je lis j'ai les yeux ouverts et à priori je ne pionce pas du sommeil des justes.

Au début, on se laisse aller. Ensuite on se dit que ça va se décoincer. On y croit. Enfin, les dernières pages pointant leur nez, on sait, on devine (on en pleure) , qu'on s'est fait légèrement avoir.

On lui donne de l'énergie, plus qu'il nous en donne, ce roman .

Vous êtes curieux, lisez-le. Sinon allez dormir, vous ferez de bien meilleurs rêves.

à lire sans plus

Livre de Chevet : Hiver Arctique (Arnaldur Indridason)

0

Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 08-09-2010

Mots-clefs :, ,

Tu l'as dure ? Au pays des geysers …

Bon, je suis déçu … Le dernier Arnaldur Indridason n'est pas top. Pas top du tout.

Loin de ses précédents chefs-d'oeuvre, La femme en vert, La cité des Jarres

Serait ce les fumées du volcan Eyjafjöll qui auraient annihilé les talents de notre islandais?

En tout cas c'est pas terrible du tout. Je vous raconte :

C'est l'histoire du meurtre d'un gamin d'origine thailandaise. Un petit sans problème.

Le commissaire Erlendur s'occupe de l'affaire avec son équipe. Chiante, super chiante son équipe. Arnaldur tourne en rond avec ses personnages. Ils stagnent … au pays des glaçons.
C'est tout le problème du roman et de l'auteur. Trop de profondeur, trop de vide pour rien. L'intrigue est insipide, les personnages sans fond ni forme. On avance au ralenti en espérant un coup de fouet.
Qui n'arrive jamais.

J'espère que dans son prochain roman, Arnaldur Indridason, nous sortira de nouveaux héros. Car avec Erlendur et Compagnie, il s'enlise.

Fait gaffe mon petit pépère, des écrivains comme Thorarinsson te colle le train.

 

 

Livre de chevet : La ballade de l’impossible (Haruki Murakami)

3

Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Foukenn, Livre | Publié le 02-09-2010

Mots-clefs :,

haruki murakami balade de l'impossible

 La ballade de l'impossible et non pas la balade de l'impossible !

Quelle est douce cette mélopée, qui à mon oreille, souffle un air de j'y reviendrai !.

Et oui cher lecteur, en voilà un bouquin qui est bon.

Bon comme un bon sushi, fort comme un saké de la vallée de Shirakawa, nullement bridé par la traduction. Waw !

Vous voulez en savoir plus ? Accrochez vous ! C'est l'amour qui transpire des lignes de mon pote Haruki.

La Ballade de l'impossible c'est impossible forcement. Impossible amour entre Watanabe (un mec un peu paumé mais sympa ) et Naoko ( une nana super gravement paumée mais sympa, mais trop paumée, vraiment)…

C'est triste, non ?

Ben, non car c'est pas simple. Pas simple du tout leur histoire. Car il va y en avoir une. Mais compliquée.
Alors ils s'aiment, mais d'un amour strange.

Mais l'amour, ça peut être aussi ça. Une perpétuelle conquête de l'autre quelles que soient les difficultés, surtout quand la nana ( elle s'appelle comment déjà ? Naoko, Naoko, Naoko ) part en cacahouètes.

Haruki Murakami écrit d'une façon simple qui nous entoure d'une aura bienfaitrice. Plusieurs fois dans le roman, des phrases nous transportent, nous scotchent. Waw !

Merci mon pote !

 

à lire absolument

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes