Livre de Chevet: Quand Souffle le Vent du Nord (Glattauer)

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Publié par gaelle | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 08-02-2012

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quand souffle le vent du nordUne histoire d'amour ultramoderne, au style épistolaire addictif!

Quand on commence ce roman, on ne peut plus s'arrêter de le lire… Et pourtant, ça ne donne pas envie au premier abord: auteur autrichien, couverture un peu trop simple et titre plus qu'énigmatique… Bref, je ne m'attendais pas à aimer autant!

Ici, pas de narrateur, juste les mails échangés entre 2 personnes, qui vont devenir au fil des pages une véritable histoire de sentiments entre Léo et Emmi, 2 personnes qui n'auraient jamais dû se rencontrer virtuellement, car leur échange est basé sur un mail adressé par erreur. 

De mail en mail, on rentre dans leur petits jeux de mots (maux) , on découvre leur univers, on imagine leur sensibilité, et ça fonctionne très très bien. Pour ma part, je me suis retrouvée dans beaucoup de leurs échanges tardifs accompagnés d'un verre de vin! Petit à petit, ils deviennent accros aux mots de l'un et de l'autre, et nous aussi… on est pressé de savoir si enfin ils vont sauter le pas et se rencontrer en vrai. 

On pourrait s'attendre à une fin à-l'eau-de-rose, mais il n'en est rien. Daniel Glattauer termine son roman de manière théâtrale, et je peux d'ores et déjà vous dire qu'il y a une suite à ce roman, intitulée La Septième Vague. Promis, on l'achète en avril et on vous en dira des nouvelles…

Bref, si vous avez déjà eu le coup de foudre virtuel, ou si vous ne comprenez pas comment on peut tomber amoureux de quelqu'un sans jamais l'avoir rencontré, ce roman est pour vous! 

à lire absolument

Livre de Chevet: l’Etrange Disparition d’Esme Lennox (O’Farrell)

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Publié par gaelle | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 25-01-2012

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l'étrange disparition d'Esmée LennoxUne histoire troublante et un scénario magistral.

J'ai lu ce livre il y a quelques temps déjà, et j'ai tout de suite su qu'il me plairait. En plus, j'avais raison! L'atmosphère lourde et les voix troublées des personnages servent un scénario tout simplement génial, chaque élément du puzzle se mettant en place progressivement, par petites touches.

L'histoire: entre l'Inde et l'Ecosse, la vie d'Esme et de sa soeur Kitty, au sein d'une famille bourgeoise sur laquelle le destin va quelque peu s'acharner. A 16 ans, Esme est enfermée en hopital psychiatrique, et c'est sa petite-nièce Iris qui l'en sortira 60 ans plus tard, alors que l'établissement ferme ses portes. L'une et l'autre ignoraient tout de leurs existences respectives, et dès lors plusieurs questions se posent: pourquoi Esme a t-elle été enfermée? Pourquoi sa famille n'a jamais révélé son existence à personne? Comment Kitty peut-elle laisser sa soeur ainsi sans jamais lui rendre visite ni parler d'elle à ses propres enfants?

Ce roman soulève bien évidemment un problème de société qui n'est plus trop d'actualité mais qu'on ne peut occulter: que faire des femmes qui ne "rentrent pas dans le moule de la société"? A partir de quand peut-on décréter qu'une femme est démente, alors qu'elle pourrait tout simplement n'être qu'une "originale"? Il n'y a pas si longtemps que cela, les femmes un peu trop excentriques étaient déclarées hystériques et traitées par des électrochocs. Un peu avant encore, on faisait la "chasse aux sorcières" et on brûlait toutes celles qui n'obéissaient pas aux conventions de notre société. Ce livre est là pour nous rappeler que de tels amalgammes se produisaient encore il y a quelques années.

Maggie O'Farrell termine son histoire comme elle l'a menée depuis le début: de manière obscure et dramatique. Un vrai coup de théâtre. Bref, encore un bon livre que je vous conseille vivement.

à lire absolument

Livre de chevet: la Couleur des Sentiments (Stockett)

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Publié par gaelle | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 18-01-2012

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La-Couleur-Des-Sentiments-Affiche Une petite merveille qui pourrait bien devenir un grand classique de la littérature américaine actuelle!

 On n'avait pas lu ça depuis "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", disent les critiques… Moi, je dirai que je n'avais pas lu ça depuis "Sula", de Toni Morrison. C'est moins puissant, les personnages sont moins subversifs, mais c'est d'autant plus touchant!

Je dois d'abord dire que je l'ai lu en anglais (fort heureusement), et que l'écriture m'a tout simplement transportée: Kathryn Stockett, pour un premier roman, a mis la barre très très haut. Chaque mot est pensé, pesé, pour sonner juste dans la bouche de ses multiples narratrices, voix unies pour nous raconter cette belle histoire. L'argot n'est pas trop poussé, les fautes de langage sont tout bonnement délicieuses et on a l'impression que les personnages vont sauter du livre et prendre vie devant nos yeux, tellement tout cela est bien ficelé.

L'histoire: début des années 60, Jackson, Mississippi. Une brochette de femmes au foyer brushingée et laquée, et leurs bonnes, à tout faire ou presque. Les unes sont blanches, les autres noires. Elles font des enfants mais ce sont leurs bonnes qui les élèvent. Et pourtant elles n'ont que peu de reconnaissance: on les considère comme des gens de couleur qui ne sont même pas dignes de partager les mêmes toilettes que les blancs. Alors, tout timidement, certaines voix vont s'unir malgré les différences et s'élever (dans l'anonymat), pas pour dénoncer, mais pour raconter, pour faire comprendre, le paradoxe dans lequel vivent ces femmes courageuses. On y retrouve aussi les codes de la bonne société blanche qu'il ne faut surtout pas casser: savoir jouer au bridge, savoir coudre, exceller dans l'hypocrisie et l'euphémisme mais surtout ne jamais sortir sans son brushing impeccable!

 Bref, j'ai savouré ce livre jusqu'à la dernière minute, et après seulement, j'ai regardé le film (en VO) qui m'a surpris par son adaptation quasi-fidèle du roman et de son ambiance. D'ailleurs, c'est l'affiche du film que vous voyez là et pas la couverture du livre, car la version française n'a pas encore intégré le film, justement, et la couverture est moche. Si vous cherchez un livre émouvant, avec une belle leçon de vie de la part de femmes attachantes, c'est ce livre qu'il vous faut. Seul bémol: la traduction du titre en français (The Help en VO). Mais où sont-ils allé chercher un titre pareil??!!

à lire absolument

Livre de chevet: Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi (Pancol)

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Publié par gaelle | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 11-01-2012

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les écureuils de Central Park sont tristes le lundiIl était temps que la saga familiale s'arrête! 

Bon ben voilà, ça faisait longtemps qu'on ne vous avait pas parlé de nos lectures, alors on a pleins de livres à vous présenter! Je commence par le troisième tome des aventures de Joséphine et consorts (en gros ses filles et son amie Shirley) qu'il me tardait de lire, étant donné que j'avais bien aimé les deux premiers (vous pouvez d'ailleurs retrouver ces deux critiques et , mais aussi celles de Nico, ici et ). Hé bien quand je vous disais que j'avais peur de l'effet decrescendo des suites, j'y étais en plein dans le mille! Parfois, il vaut mieux s'abstenir que de persister…

Bref, l'histoire? Ben y en a pas vraiment. C'est juste l'histoire de Joséphine qui essaie de vivre après le décès de sa soeur, et qui sent bien qu'il va falloir qu'elle se sorte les doigts du cul pour écrire un nouveau roman (car l'argent se fait rare). Pendant ce temps-là, sa fille Hortense joue à "suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis" avec Gary, le fils de Shirley, qui elle-même rencontre peut-être le grand amour, mais ne s'en rend pas compte. Et enfin, clou du bouquin, la jeune Zoé va enfin se faire déflorer par son amoureux… Wooooouuuaaaahhhhhhh!!!!!!!!!!!! Là, c'est VRAIMENT cu-cul et pour le coup, on s'en serait bien passé. Comme d'habitude, toute son intrigue va se résoudre dans les 40 dernières pages du pavé, et bien entendu, il ne faudra surtout pas dire que c'était bâclé! Non, non… C'est la magie du fast happy end: tout le monde s'est réconcilié et tout le monde est content!

Je suis donc très déçue de ce dernier tome (enfin j'espère! Manquerait plus qu'elle nous ponde un tome 4!) qui pour moi, n'avait pas lieu d'être, elle aurait pu s'en tenir aux 2 premiers bien largement. Quand à Nico, je ne sais même pas s'il prendra la peine de vous en parler… Il enrage encore d'avoir payé 10 euros pour ce livre!

Livre de chevet : La course au mouton sauvage (Murakami)

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Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 21-11-2011

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course mouton sauvage murakami

Murakami dans toute sa splendeur !

Je ne vous présente plus le déjanté Haruki Murakami, que toute personne saine d'esprit devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie.

Cette fois-ci, il nous embarque dans l'histoire folle d'un homme à la poursuite, non pas du diamant vert, mais d'un mouton doté de pouvoirs extraordinaires.

Sur fond d'histoires de mafia, de guerre, de pouvoir, ce petit éditeur devra tout lâcher pour cette quête. Quelle quête d'ailleurs !

Ce mouton inconnu, non répertorié par les services ministériels japonais, avec sa petite tâche sur le dos, va faire tourner en bourrique notre héros.

Mais gare à cet ovin ! Il ne sort pas de la cuisse de Jupiter et ses intentions (et oui avec Murakami même le mouton a une intention) ne sont pas forcément agricoles ! Manger de l'herbe, forniquer les biquettes c'est pas pour lui.

Ses ambitions sont plus grandes !

Le final est bien mené, et vous laissera pantois. Bonne lecture. Bêêêêêêêêêêêê …

livre à lire

Livre de chevet: Strip Tease (Hiaasen)

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Publié par gaelle | Classé dans Critiques, Foukenn, Livre | Publié le 12-05-2011

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strip tease hiaasenLe plus connu et le plus déjanté des romans de Hiaasen!

Je sais ce que je vous allez vous dire: encore un livre de Carl Hiaasen… En plus, celui là, je l'avais déjà lu! Il est sorti au début des années 90 et on en a même fait un film avec la sublime (et refaite) Demi Moore dans le rôle titre. Mais voilà, quand vous faites le trajet Miami – Cayenne avec Air France en sachant que vous allez vous taper 4 escales sans manger, faut faire des provisions! "Food for thoughts", comme on dit en anglais, alors je me suis jetée sur 2 romans de poche (in English of course) de ce cher Hiaasen (valeur sûre) sans me rendre compte que je connaissais celui-ci. Bref…

 Alors pour ceux qui ne connaissent pas, de nouveau l'action se passe en Floride, de nouveau les personnages sont déjantés, et encore une fois l'histoire est tordue… Mais vraiment tordue! Pour résumer, il s'agit d'un thriller politico-comique sur fond de campagne électorale, avec un membre du Congrès totalement frappé de la caisse (aux penchants fétichistes plus que limite), un histoire de séparation sur fond de garde d'enfant entre une strip teaseuse malgré elle (ben oui, faut bien payer l'avocat) et un junkie dealer de fauteuils roulants volés, et au milieu de tout ça, des meurtres, un avocat véreux, un videur qui cherche à toucher le pactole par des moyens pas très catholiques, un flic un peu mou mais persévérant et des conseillers politiques prêts à tout pour que le scandale n'éclate pas…

C'est très drôle (même en anglais) et très bien écrit, comme d'habitude avec Hiaasen. Je vous le conseille donc (si vous n'avez pas vu le film, sinon, ça gâche un peu la lecture, non?) en français, ou en anglais, c'est vous qui voyez! (Et au fait, je vous ai offert ici la couverture française, bien plus hot que celle que j'ai à la maison… :)

livre à lire

Livre de Chevet: Une scandaleuse affaire (Shreve)

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Publié par gaelle | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 16-02-2011

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51TbjusfkbL._SL500_AA300_C'est qui cette Anita que personne (ou presque) ne connait en France?

Bon, alors voilà. En fait, j'ai lu ce livre en anglais (Testimony, ça sonne mieux comme titre, non?) sans connaitre ni l'auteure, ni ses autres romans. Si j'avais eu entre les mains un livre qui s'appelait Une Scandaleuse Affaire, jamais je n'aurais pensé à le lire! Quel titre ringard, c'est déprimant… Un jour, promis, je me lancerai dans le business de la traduction de roman, et d'un pour trouver des titres qui collent mieux aux titres originaux, et de deux pour "déringardiser" certains auteurs rendus has been par leurs traducteurs fainéants. Et je suis persuadée, sans avoir vérifié, que Madame Anita Shreve est méconnue en France précisément à cause de cela. On sent dans son style des subtilités qui, mal traduites, pourraient complètement passer à la trappe.

Bref, ce livre fut donc une découverte, une bonne surprise même, malgré son sujet très grave. L'histoire? Un scandale sexuel mis à jour dans un lycée privé bien sous tous rapports impliquant des élèves bien sous tous rapports, le tout filmé sur VHS et malencontreusement découvert par le proviseur. Banal, me direz-vous, surtout chez nos Puritains de voisins (ben si, on est presque voisins!) qui ne supportent pas de voir un nichon dépasser d'un T-Shirt. D'autant plus banal quand, comme dans ce roman, ces jeunes se sont fortement alcoolisés avant et pendant l'acte. Donc banal, mais ce qu'il y a d'intéressant, c'est comment le sujet est traité, à la fois par les protagonistes et par l'auteur elle-même. En effet, son récit prend la forme de témoignages (d'où le titre anglais) des personnes impliquées de près ou de loin dans le scandale: les journalistes, les profs, les jeunes, les parents des jeunes, les médecins, les amis, etc. Et c'est là qu'on voit tout le génie de l'écriture de Mrs Shreve: j'ai tout simplement adoré son style et la façon qu'elle a de s'adapter à chaque personnage qu'elle fait parler. Les faits ne sont pas présentés chronologiquement, ce qui forme petit à petit un puzzle que le lecteur doit assembler pour comprendre le déroulement des événements lors de cette terrible affaire, mais aussi pour comprendre les causes et les conséquences de cet acte stupide (3 garçons majeurs et une mineure, ça ne peut causer que des emmerdes…).

Et finalement on se rend compte que certains élèves bien sous tous rapports ne sont pas si biens que ça, que les victimes ne sont pas forcément celles qui souffrent le plus, que les coupables ne sont pas forcément ceux qu'on croit et que la culpabilité n'est pas gérée de la même façon par tout le monde. On découvre aussi les secrets de famille qui empoisonnent les relations, les tromperies, les infidélités, le rôle de l'éducation des parents dans cette histoire, bref, tout y passe, ou presque. On sent que les choses vont très mal finir pour certains et effectivement ça finit mal. Une question est posée mais jamais vraiment traitée: une mineure consentante qui aguiche les hommes et couche avec peut-elle être considérée comme une victime? C'est encore tabou d'y répondre, dans notre société où les jeunes s'adonnent au sexe de plus en plus tôt et de plus en plus mal (en regardant les mauvais exemples trouvés sur le net), et où une fille qui aime coucher est encore considérée comme une salope, alors qu'un garçon, lui, passe pour un héros.

Bref, j'ai beaucoup aimé ce livre, et j'espère que même traduit, il vaut le détour. 

livre à lire

Livre de chevet : Fuck America (Hilsenrath)

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Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 09-02-2011

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Capture fuck america Hilsenrath l'OVNI de la Shoah !!!

Waw Edgar Hilsenrath est un auteur étrange. Très étrange

Fuck America ne vous laissera pas indifférent. Soit vous allez aimer, soit vous allez le détester.

Je vous le dis tout de go, j'ai aimé.

Pourquoi ?

Ben pourquoi ?

Et bien, je ne sais pas trop.

C'est assez indéfinissable. Vraiment.

Cet auteur est fou.

Sachez-le. Prenez de la distance. Le début comme la fin étonne. Aucun lien, aucun happy end, une transition non linéaire ente le prologue déroutant et la conclusion (qui n'en est pas une) grandiose.

Il m'a fallu du temps pour avaler, gamberger, assimiler l'aura de cette oeuvre.

Car Hilsenrath déconcerte.

Alors l'histoire ? En gros :

C'est Jacob Bronsky qui débarque aux United States of America en 1952.
13 ans plus tôt, en 1938, son père, Nathan, avait demandé l'asile politique, sentant qu'il était temps pour sa famille de changer d'air.
Malgré toutes ses lettres d'implorations, le quota américain d'immigration  leur permit de vivre la Shoah.
Il ne faisait pas bon être juif en ces temps. Merci le consul général.

Donc 13 ans plus tard, leur demande de visa est acceptée et les voilà enfin sur le nouveau continent "sans éclats dans les yeux".

Le rabbin réfléchit un moment. Puis il dit:
" Personne ne peut perdre son âme."
" Pourtant, c'est ce qui nous est arrivé", dit Nathan Bronsky.
" C'est juste une impression", dit le rabbin.
" Nos yeux n'ont plus d'éclats", dit Nathan Bronsky.
" C'est vrai", dit le rabbin.
" Nous avons perdu nos âmes."
" Non", dit le rabbin. "Vous n'avez perdu que l'éclat."

On pense alors que tout va aller. Mais non. Pas facile de vivre avec tant de mauvais souvenirs. Pas facile de passer d'entrepreneur reconnu dans son pays à ouvrier dans un pays étranger. Pas facile tout ça.

Alors Jacob va grandir, sa famille va éclater et le rêve américain est bien loin.

De petits boulots, en très petits boulots. De putes en prostituées. D'arnaques en bonnes idées, la vie de Jacob Bronsky n'a que peu d'éclat.

Jusqu'au jour où il décide, sans sous ou presque, d'écrire un livre sur le ghetto juif, contre la violence et la barbarie, qu'il nomme "LE BRANLEUR" !!!

On le suit donc, dans sa survie physique et sa lutte psychologique. Et c'est bon, et c'est fort.

Edgar Hilsenrath joue avec les mots, les répétitions, et nous habitue à un style qu'on ne connaissait pas.
Direct, franc, cru, au poing.
 

ET
MAINTENANT
JE VAIS ENFIN
VOUS ENCULER.
" Mais vous n'avez pas encore vu mon cul !"
" C'est vrai."
" Parce que je le cache derrière le bureau ?"
" Très juste."

Hilsenrath nous livre d'une façon inattendue l'histoire des" 6 millions" et ceux aussi qui ont survécu.

Merci Monsieur Hilsenrath.

à lire absolument

PS : Le premier chapitre de son autre roman  " Le Nazi et le Barbier"  vous est offert à la fin du roman (la version poche en tout cas). Il semble aussi fou, aussi déjanté !!!

Livres de chevet: Le Premier Jour / La Première Nuit (Levy)

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Publié par gaelle | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 01-02-2011

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collage LevyDeux romans sur le grill pour le prix d'un!

Effectivement, mieux vaut en parler d'un seul coup, pas la peine de s'attarder trop longtemps sur ces bouquins…

Par où commencer? Bon, déjà, je dois dire que je ne suis pas, mais alors pas du tout fan de Marc Lévy. J'ai lu Et si c'était vrai…, qui, c'était vrai (!), était pas mal du tout. Alors j'ai lu la suite, qui était, pour le coup, complètement sans intérêt. J'ai quand même voulu parfaire mon opinion avec un troisième roman, que je n'ai même pas pu finir tellement c'était ennuyeux et cul-cul la praline… D'ailleurs je ne me souviens plus du titre. Alors voilà, je me suis arrêtée à l'étiquette "écrivain à l'eau de rose qui sort un livre par an pour faire son beurre sur le dos de la ménagère de moins de 50 ans".

Mais, comme y a que les cons qui ne changent pas d'avis, quand j'ai vu ces deux romans en poche, je me suis dit "allez, pourquoi pas?". C'est vrai qu'il nous les a bien vendu, quand on lit le quatrième-de-couverture: une super histoire d'amour et d'aventures entre un astrophysicien et une archéologue qui va les mener aux quatre coins du globe. Ca promet! Pour vous dire en gros de quoi il ressort, cette fameuse archéologue (Keira) se trouve par hasard en possession d'un objet bizarre aux propriétés extraordinaires. Poussée par un vieux professeur africain, plus marabout que professeur, d'ailleurs, elle se lance à la quête d'objets similaires, car le tout forme en fait une sorte de puzzle qui révélerait "un monde parfait"… Et voilà tout ce qu'il y a à savoir, le reste n'est que pur "brodage" pour tenir le lecteur en haleine pendant… 1000 pages! Trop malin, ce Lévy, d'avoir coupé son histoire en deux pour vendre encore plus! J'aurais fait mieux en un seul volume mais bon…

L'aspect positif de cette histoire s'avère se transformer, au fil de la lecture, en aspect négatif. C'est vrai, au début, on a l'impression de se retrouver dans un Dan Brown, genre le Da Vinci Code, ça a l'air cool comme histoire, et ça donne envie de savoir où tout ça va bien pouvoir mener nos deux tourtereaux. Sauf qu'au bout d'un moment, on se rend compte qu'on est plutôt dans un mauvais Dan Brown, genre Le Symbole Perdu, où on sent qu'on va se dire à la fin "tout ça pour ça???", et entre les deux, beaucoup d'incohérences nous interpellent. Par exemple, les 2 personnages sont sans emploi mais ils font le tour du monde en permanence! Et hop, un saut en Chine, puis en Grèce, puis en Ethiopie, puis Paris, Londres et pourquoi pas la Russie! Dans le monde de Marc Lévy, les billets d'avion ne coûtent pas les yeux de la tête, non! Quant aux personnages, j'ai toujours eu du mal à m'identifier ou m'attacher à eux, peu importe de quel roman on parle, pourvu que ce soit un Lévy, et là j'ai ressenti exactement la même chose. Trop polissés, trop prévisibles, peu de profondeur, bref, j'accroche pas.

Malgré tout, j'ai tenu bon jusqu'à la fin et j'ai lu ces deux romans assez vite car il me tardait de connaitre la fin, somme toute pas trop mal, mais qui aurait pu être mille fois mieux. Je retiens surtout l'aventure assez invraisemblable que les héros ont vécu plutôt que leur histoire d'amour, trop parfaite pour être vraie à mes yeux (ils se perdent de vue et se retrouvent comme par miracle 15 ans après!), et tout compte fait, ces deux tomes font l'affaire si vous avez du temps à tuer dans les transports en commun ou les salles d'attente.

à lire sans plus

Livre de chevet : Queue de Poisson (Hiaasen)

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Publié par Macbrain | Classé dans Critiques, Livre | Publié le 11-01-2011

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couverture de queue de poisson de carl hiassen

Survival Jump…où comment niquer son putain de mari à la con !

Queue de Poisson est le deuxième roman de Carl Hiaasen que nous lisons. Gaelle vous a déjà critiqué Croco-Deal.

A mon tour de faire passer à la casserole une belle sirène et un vieux merlan.

La belle sirène c'est Joey Perrone, riche millionnaire (heritage de ses parents) et le merlan, Chaz son abruti de mari volage.

Ils s'en vont faire une croisière au large de la Floride.

Love Boat, vous croyez ? Vont -ils passer tout leur temps dans la cabine ?

 

" En Avant toute !!!"

" Capitaine, un gros Iceberg s'approche de mes côtes !!"

"Moussaillons, garde à vous !!!"

Et ben non ! Malheureusement la belle Joey ne sait pas pourquoi, elle est tombé amoureuse de ce goujat et encore moins pourquoi elle s'est marié. A part le sexe. Car Chaz est un chaud de la bite. Vraiment.

Alors les voilà tous les deux sur l'ocean, l'un passant son temps à jouer au golf, à mater les nanas, et l'autre à se faire chier. Bon, bon, bon.

Que font-ils ensemble sur ce bateau ? Et bien Chaz a tout planifié. Il veut tuer sa femme. Wawawawa ça fait peur … Il la balance donc à la baille.

Malheureusement pour lui, il est con-con, looser, un vrai nul. Sa femme va survivre, rencontrer un beau Robinson Crusoé et finir par comploter sa vengeance.

Chaz va devenir de plus en plus con-con et même si la raison de cette tentative de meurtre n'est pas terrible terrible (c'est pourtant important,non?), la bétise même de ce chaud lapin nous tient accrochée à ce bouquin.

Le tout se passe en Floride et beaucoup dans les Everglades. On apprend des trucs au passage sur les problèmes écolo de cette réserve nationale.

Alors si vous voulez passer du bon temps, ce livre est pour vous. Il faut aimer les personnages un peu déjantés. Moi, j'adore :)

 

livre à lire

 

 

 

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